En Belgique, le photovoltaïque fait désormais partie intégrante du paysage énergétique. En 2025, la question n’est plus celle de l’adoption de la technologie, mais de son intégration cohérente dans les usages quotidiens et dans un cadre en évolution.
Cette fin d’année permet de dresser un bilan du modèle actuel tout en identifiant clairement les perspectives à venir, notamment sur le plan industriel européen et en matière de tarification de l’électricité à partir de 2026.
Bilan 2025 : un marché photovoltaïque arrivé à maturité
En 2025, le marché photovoltaïque belge repose sur des bases solides. La technologie est éprouvée, les installations sont largement déployées chez les particuliers comme chez les entreprises, et le cadre réglementaire existant est resté globalement stable sur l’année.
Le bilan met en évidence une évolution progressive des attentes :
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le photovoltaïque n’est plus envisagé uniquement comme une solution de production,
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l’autoconsommation occupe une place de plus en plus centrale,
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les projets s’inscrivent davantage dans une réflexion énergétique globale.
Cette maturité marque la fin d’un cycle principalement centré sur la puissance installée et l’injection sur le réseau.
2025 : une année de transition et de préparation
L’année 2025 ne constitue pas une rupture réglementaire ou technologique. Elle se distingue par sa position intermédiaire : les règles en vigueur continuent de s’appliquer, tandis que plusieurs évolutions importantes sont déjà adoptées ou annoncées, avec une entrée en application ultérieure.
Cette situation fait de 2025 une année de transition, au sens strict : une période où les décisions et les projets sont pensés en tenant compte de cadres futurs connus, sans que ceux-ci ne soient encore contraignants.
Le Net-Zero Industry Act : un cadre industriel européen structurant
Le Net-Zero Industry Act (NZIA), adopté au niveau de l’Union européenne, vise à renforcer les capacités de production industrielle des technologies bas carbone sur le territoire européen, dont le photovoltaïque.
Son objectif est de réduire la dépendance aux importations extra-européennes et de sécuriser les chaînes de valeur stratégiques.
En 2025, le NZIA constitue avant tout un cadre de référence industriel :
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il oriente les stratégies des fabricants et des acteurs industriels,
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il influence certains projets professionnels et marchés structurés,
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il valorise progressivement des critères tels que la résilience industrielle, la traçabilité et l’origine européenne des équipements.
Il n’introduit pas de changement direct pour les installations résidentielles à court terme.
Un impact plus marqué pour les entreprises
Les effets du NZIA concernent en priorité les entreprises et les projets photovoltaïques professionnels. Dans ces contextes, le Made in Europe devient un critère d’analyse de plus en plus présent, notamment pour :
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les projets à grande échelle,
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les entreprises intégrant des exigences ESG,
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certains marchés publics ou semi-publics.
Il s’agit d’une évolution progressive et structurante, sans obligation généralisée à ce stade.
L’importance du tissu industriel local
Dans ce cadre européen, la présence d’acteurs industriels locaux prend une importance particulière. La fabrication de panneaux photovoltaïques en Belgique s’inscrit dans cette dynamique de renforcement des filières européennes, en cohérence avec les orientations du NZIA.
Belga Solar s’inscrit dans ce contexte comme acteur industriel local, contribuant à une production photovoltaïque ancrée en Belgique et alignée avec une vision industrielle de long terme.
L’évolution de la tarification de l’électricité à partir de 2026
Parallèlement aux enjeux industriels, une autre évolution concerne l’ensemble des consommateurs d’électricité en Belgique : la modification du cadre de tarification prévue à partir du 1er janvier 2026.
Cette évolution vise une meilleure prise en compte des moments de consommation et des contraintes du réseau électrique, notamment en lien avec les pics de demande.
Cette réforme concerne aussi bien les particuliers que les entreprises et invite à repenser la manière dont l’électricité est consommée au quotidien.
Conséquences pour l’usage du photovoltaïque
Dans ce nouveau cadre tarifaire, le photovoltaïque conserve toute sa pertinence, mais son efficacité dépendra de plus en plus de l’adéquation entre production et consommation.
Les perspectives portent notamment sur :
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une optimisation accrue de l’autoconsommation,
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une meilleure adaptation des usages aux périodes de production,
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une réflexion élargie sur la gestion de l’énergie, tant pour les ménages que pour les entreprises.
L’année 2025 permet d’intégrer ces paramètres dans les projets futurs, sans contrainte immédiate.
Une évolution globale du modèle énergétique
À partir de 2025, le photovoltaïque en Belgique s’inscrit dans une évolution globale qui concerne l’ensemble des acteurs, particuliers comme entreprises.
Les cadres industriel et tarifaire évoluent vers un même objectif : une meilleure cohérence entre production locale, consommation réelle et équilibre du réseau.
Dans ce contexte, penser les projets photovoltaïques sur le long terme, en tenant compte à la fois de l’origine des équipements et des usages de l’électricité produite, devient un élément central des choix énergétiques.
Perspectives au-delà de 2025
Le bilan de l’année 2025 met en évidence une transition progressive vers un modèle énergétique plus structuré. Les perspectives à court et moyen terme ne reposent pas sur une remise en cause du photovoltaïque, mais sur son intégration plus fine dans le système électrique, tant sur le plan industriel que sur celui des usages.
Les enjeux des prochaines années concerneront principalement :
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l’articulation entre production locale et consommation réelle,
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la cohérence entre cadre industriel européen et investissements énergétiques,
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l’adaptation des comportements à un système électrique plus équilibré.
Dans ce contexte, le rôle des acteurs locaux prend une importance particulière. En tant que fabricant belge de panneaux photovoltaïques, Belga Solar s’inscrit dans cette évolution en contribuant à une filière solaire ancrée localement, en phase avec les orientations européennes et les réalités du marché belge.
Cette présence industrielle locale constitue un élément de cohérence dans un paysage énergétique appelé à évoluer, où la durabilité, la traçabilité et la vision à long terme deviennent des critères structurants des choix énergétiques.